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ParsonRussell
Santé et soins

Toilettage : poil lisse, dur, épilation et mue

Par Arthur · · 4 min de lecture

Le toilettage du Parson Russell tient en un brossage par semaine pour le poil lisse ; le poil dur et le poil intermédiaire demandent en plus une épilation à la main quelques fois par an. Toutes les robes perdent leurs poils, davantage au printemps et à l’automne. Pas de tondeuse, peu de bains : l’entretien est simple, à condition de respecter la texture.

Lisse, cassé ou rêche : trois textures

Le standard FCI admet un poil lisse ou dur, toujours naturellement rude, dense et serré, sur une robe blanche ou à dominante blanche, avec des marques feu, citron ou noires. Entre les deux, beaucoup d’éleveurs parlent de poil cassé (broken) : une robe courte avec quelques poils plus longs sur le museau et les sourcils. Les trois existent souvent dans la même portée.

Ce poil a une fonction. Il protégeait le terrier des ronces, de la boue et de l’humidité sous terre. Une robe bien entretenue sèche vite et laisse glisser la saleté : un Parson Russell Terrier rentré crotté d’une promenade en forêt redevient souvent présentable après une heure dans son panier, une fois la boue sèche tombée.

Une brosse par semaine, deux pendant la mue

Le Royal Kennel Club recommande un toilettage hebdomadaire et précise que la race perd ses poils. Ces poils blancs, courts et raides, se plantent dans le tissu des canapés et des sièges de voiture : un brossage régulier en ramasse la plus grande partie avant qu’ils ne tombent.

  • Poil lisse : un gant en caoutchouc ou une brosse à picots courts, dans le sens du poil, puis une peau de chamois pour la brillance.
  • Poil dur et cassé : un peigne métallique à dents moyennes pour démêler barbe et sourcils, puis une brosse ferme sur le corps.
  • Pendant la mue : deux séances par semaine, voire un passage rapide chaque jour, le temps que le sous-poil parte.

Arracher le poil mort à la main

Le poil dur pousse, meurt, puis reste en place au lieu de tomber. L’épilation, ou trimming, consiste à retirer ce poil mort à la main, entre le pouce et l’index, ou avec un couteau à épiler qui sert de pince et non de lame. Fait au bon moment, quand le poil se détache sans résistance, le geste est indolore. Le chien repart avec une robe neuve, plus dense et plus colorée.

Le rythme dépend de la pousse : quelques fois par an pour un chien de compagnie, plus souvent pour un chien d’exposition entretenu par roulement. On peut le faire soi-même après avoir vu un professionnel travailler, ou confier le chien à un toiletteur qui pratique l’épilation manuelle. Tous ne la proposent pas : la question se pose avant de prendre rendez-vous. Je préfère des séances courtes, une zone à la fois, sur un chien fatigué par sa promenade.

Le chiot

Les premiers mois, on habitue simplement le chiot à rester debout sur une table, à se laisser manipuler les pattes, les oreilles et la bouche. La première épilation légère arrive quand le duvet de chiot devient terne et s’arrache tout seul.

Pourquoi la tondeuse abîme la robe

Tondre un Parson à poil dur coupe le poil mort sans l’enlever. Le sous-poil, plus doux, prend le dessus, la robe devient molle et laineuse, les marques feu pâlissent et le poil perd sa résistance à l’eau. Le processus est difficile à inverser : il faut souvent plusieurs épilations pour retrouver une texture correcte. Les ciseaux se limitent aux finitions, sous les pattes et autour des coussinets.

Bain, griffes, oreilles et dents

Un bain tous les deux ou trois mois suffit, avec un shampoing doux pour chien. Trop fréquent, il retire le gras protecteur du poil. Après une baignade à la Côte, un simple rinçage à l’eau claire enlève le sel et le sable.

  • Griffes : si elles cliquettent sur le carrelage, elles sont trop longues. Un chien qui court beaucoup sur l’asphalte les use seul ; les ergots, eux, se coupent toujours.
  • Oreilles : un coup d’œil chaque semaine, surtout après les sous-bois et les herbes hautes de l’été, où les épillets se logent facilement.
  • Dents : un brossage plusieurs fois par semaine limite le tartre, qui devient un vrai sujet chez le chien âgé.

Après la boue, les tiques et le sel

Une promenade dans les Ardennes en novembre se termine rarement propre. Le poil rude se nettoie mieux sec que mouillé : on laisse sécher, puis on brosse. Le passage de la main sur tout le corps sert aussi à repérer les tiques, nombreuses dans les fougères. Après une séance de canicross, je vérifie le dessous des aisselles, là où le harnais frotte. Le collier, lui, laisse parfois une marque de poil cassé sur l’encolure ; on alterne les deux si le poil s’abîme. Un éleveur agréé qui garde ses chiens en robe naturelle montre volontiers ses gestes à l’acheteur d’un chiot.

Le Jack Russell partage la même gamme de robes, et les mêmes règles valent pour lui.

Questions fréquentes

Le Parson Russell perd-il beaucoup ses poils ?

Oui, les trois types de robe perdent leurs poils toute l'année, avec deux pics au printemps et à l'automne. Le poil lisse en sème davantage, le poil dur bien épilé un peu moins. Un brossage régulier limite nettement les dépôts sur le canapé.

Faut-il épiler un Parson à poil dur ?

Oui, c'est la seule façon de retirer le poil mort qui ne tombe pas seul. Sans épilation, la robe devient terne et feutrée ; avec la tondeuse, elle ramollit. Quelques séances par an suffisent pour un chien de compagnie.

À quelle fréquence brosser un Parson ?

Une fois par semaine en temps normal, quel que soit le poil. Pendant la mue, deux séances hebdomadaires ou un passage rapide quotidien. La séance sert aussi à contrôler peau, oreilles et griffes.